Pourquoi ?

Pourquoi viser les populations chrétiennes en particulier ?

Y a-t-il là une incompatibilité avec une action laïque ?

Plante & insecteLes associations A Rocha de par le monde sont en quelque sorte le résultat d’une prise de conscience de la part du fondateur, Peter Harris, que la foi chrétienne conduit naturellement le croyant à un agissement concret pour le bien être de l’environnement. Pour les chrétiens, le monde naturel est création divine et l’homme en est le gestionnaire mandaté. L’Eglise a pu avoir au fil des siècles des interprétations assez surprenantes (et souvent économiquement arrangeantes) de ce mandat. Cependant, on constate qu’une grande majorité de chrétiens à travers le monde reste sensible à des arguments bibliques invitant à remettre en question un mode dont on peut démontrer l’impact négatif sur l’environnement.

Or, il s’avère qu’une superposition de la carte des religions du globe sur celle des "points chauds de biodiversité" révèle qu’une part importante de ces zones ultrasensibles se trouve dans des régions majoritairement chrétiennes.

Dans les pays riches occidentaux « déchristianisés » comme la France, la part de la population déclarant avoir une sensibilité chrétienne reste également très élevée (60% en France). Il serait donc infiniment regrettable de ne pas toucher cette part de la population par crainte de faire appel à des arguments d’ordre religieux.

IUCN WCC 08 Peter & Will at AR's Mediterranean poster explaining Wide shotA Rocha, puisqu’elle émane de valeurs chrétiennes d’une part, et est une organisation reconnue de protection de l’environnement d’autre part, se trouve avoir une légitimité toute particulière pour s’adresser aux chrétiens dans ce domaine. Elle a pour ainsi dire le pouvoir de conviction des bonnes paroles associées aux actes.

Il est important de noter que l'identité chrétienne à la base d’A Rocha ne conduit en aucun cas à une exclusivité religieuse, ni en terme de membres, ni par rapport au public qu’elle sert, bien au contraire ! Elle ne se traduit pas non plus par un attachement ou une dépendance à une Eglise ou d'une autorité ecclésiastique en particulier. Fort heureusement, les questions qui touchent à la « théologie de l'écologie » ne font pas partie des divergences entre les Eglises chrétiennes et permettent sans difficulté une collaboration étroite, qui est même encouragée par les autorités. Ce point a été souligné par Jean Paul II lui-même quand il a encouragé une collaboration Ĺ“cuménique dans le domaine de l'écologie.

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